RP Hef

11 août 2008 01:49 | Grincheuse | 0 commentaire

 

Nom: GwD
Race: Ankou
Classe: Ouvrière de la mort
Métier: Collecter dans sa charrette grinçante les âmes des défunts récents
Résidence: NC
Arme(s): Faux
Familier(s): Un âne pour tirer la charrette (surnommé Igor)
Apparence Physique: Grande, pâle.
Caractère: Irascible, lasse, gourmande, luxurieuse, envieuse, orgueilleuse, paresseuse, avare
Compétences: Peut tuer d'un simple regard, est malheureusement myope comme une taupe...
Histoire:

GwD était je dis était parce que sa fin fut assez tragique une jeune femme, jolie, et bien sous tout rapport…
En même temps, je vous dis ça, mais tout le monde sait qu’on n’a jamais dit de mal des morts… La vérité pourrait être tout autre, vous n’en sauriez rien… !!!


Un soir de Décembre, Pas n’importe lequel, c’est vrai…
Le 23 décembre, GwD se précipitait à travers la campagne pour rejoindre son amoureux avant minuit, quand un chauffard ivre et méchant la percuta…

Vous remarquerez comme les chauffards sont les plus souvent ivres et méchants…

Ironie du sort, ou coup du destin, GwD trépassa dans la seconde et le chauffard s’en fut sans demander son reste… Ce qui est une chance car il aurait pu la détrousser, la détrousser et la trousser*.

Je ne vous expliquerai pas que le dernier mort de l’année a pour rôle de remplacer l’Ankou en place, et ce jusqu’au réveillon suivant.
Je ne vous dirais pas non plus que l’Ankou se promène avec une longue robe noire, une faux et une charrette grinçante, tirée par un âne. Et je ne vous dirais certainement pas non plus que d’entendre, ou de voir l’Ankou est un présage de mort imminente !
Parce qu’après tout, tout le monde le sait 

Ce que je peux vous dire, c’est la réaction de GwD à l’annonce qu’elle allait devoir rester sur Terre une année de plus, à faire le « sale boulot » du «Patron»…
Déjà le coté décharné l’a pas vraiment emballée… Imaginez donc la scène…

GwD entre dans un bar, commande un soda et se fait aborder par un jeune et beau garçon… Alors qu’elle minaude et qu’elle espère bien ne pas rentrer seule, elle sort de sa robe, ( et ce à des fins toute érotique et sensuelle !) une longue jambe squelettique. A ses ongles, au bout de ses os d’orteils, un vernis rouge posé avec application et doigté… Elle s’apprête donc à « faire du pied » à son nouvel ami quand celui-ci aperçoit la dite jambe, et pend** les siennes à son cou !

Non, être mort, c’est vraiment pas la Panacée…

Par esprit de vengeance, GwD décide donc de quitter son village et de ne pas faire le job qu’on lui a amputé**… Et la voici sur Ith… !

Gare à vos abattis… La mort n’a jamais eu la moindre pitié !


*Détrousser : Voler, dépouiller (ce qui pour une dépouille serait un comble)
Trousser : Relever les jupes d’une femme
** Pendre : Tu peux te faire pendre aussi bien pour un mouton que pour un agneau. (proverbe australien)
Amputer : La peine de mort est une amputation barbare. (victor hugo)




Délétère

5 août 2008 18:55 | Passionnée | 0 commentaire

 

Définition:

  • Qui attaque la santé, qui peut causer la mort. Plantes délétères. Sucs délétères. Miasmes, émanations délétères. Gaz délétère.
  • Fig., Des maximes délétères, Des maximes pernicieuses, capables de corrompre.

Petit bilan.

Généralement je réserve ces bilans aux fins d'année et aux anniversaires, mais aujourd'hui, je crois que ça s'impose.
Il ne s'agit pas juste de faire une liste de ce que j'ai fait et de ce que je n'ai pas fait. Et ce n'est pas vraiment non plus une réflexion objective sur mon passé.

Aujourd'hui, à cette heure, je suis plutôt heureuse. Il m'arrive de me mettre à pleurer en plein milieu de tout, et je mets ça sur le mal du pays.
Mais la vérité c'est que j'ai toujours eu peur d'avancer. J'ai eu peur d'apprendre à marcher, à faire du vélo, à nager, à remarcher, à conduire, à monter sur un segway, sur une trottinette, sur des rollers, etc.
J'ai aussi eu peur de faire des projets, d'embrasser une carrière, de penser à long terme, de me fixer géographiquement, de m'engager.

Je ne sais pas ce qui me fait peur dans demain. Ça me fait penser à terminator, quand Sarah Connor dit un truc du style "l'avenir qui m'avait toujours paru si clair est désormais une autoroute sombre la nuit"... (Ou ok, c'est pas du Shakespeare...)
Peut être que j'ai juste peur parce que je ne sais pas ce qui m'attend là où je vais, alors que je sais où je suis... Le plus étrange, c'est que cette peur a entrainé une fuite en avant, chaque fois que mon avenir semblait vouloir m'attraper, je faisais un bond en avant, avec l'illusion surement de faire un bond en arrière. Mais on ne peut qu'avancer dans la vie.

J'ai 25ans, pas au calendrier, mais dans mon cœur et pour moi 25 ans c'est la "fin des haricots". On pourra me dire ce qu'on veut à ce sujet, j'ai cette certitude ancrée dans mon être. 25ans, c'est La frontière entre la vie d'enfants et la vie adulte. Je voyais 20ans, comme toutes ces personnes qui ont souffert comme le passage entre la vie et la mort et comme toutes ces personnes, j'ai survécu à mes 20ans.

Je crois avoir fait un très long chemin pour en arriver là où je suis. Je ne pense pas être parfaite, ni avoir battu tous mes démons. Mais je pense avoir créé un certain équilibre entre la partie de moi qui est pétrifiée sur place, la partie de moi qui a toujours voulu mourir, et la partie de moi qui a toujours trouvé les 2 autres très drôles, mais vraiment pas constructives.

J'ai posé pendant des années un regard critique sur moi même, j'ai parfois refusé de voir, j'ai parfois déformé sciemment ce que je voyais, j'ai parfois fait beaucoup de mal et de tort au peu d'êtres qui ont voulu m'aider à y voir plus clair.

Je n'ai pas fini, mais j'avance. Je voulais me reconstruire sur les bases du passé mais avec de la matière neuve. Je voulais une architecture fière et saine. Je voulais un nouveau bunker. J'ai trouvé une barque. Une coquille transparente qui suit les courants. Je voulais un caveau, j'ai construit un mode de transport vers demain.

Je sais qu'il y a encore beaucoup de démons dans mes placards mais j'ai pardonné. Et je me suis pardonnée d'être différente de la masse. Je ne vais pas oser prétendre que ça ne m'ennuie plus d'être mise à l'écart. Je dirais simplement que je ne m'en contente plus. J'aime les gens et si je ne force personne à m'aimer, j'essaye de donner toujours le meilleur de moi-même. Afin d'être certaine que si je suis différente, c'est dans le bon sens du terme.

J'ai toujours peur de demain et j'avance toujours à reculons, en luttant de toutes mes forces. Je ne sais pas si j'ai trouvé le phare qui saura me guider et me donner envie d'avancer, mais en tout cas, j'ai déjà le bateau. Je trouve que c'est un bon départ!

Je reste persuadée que la vie est éphémère, et bien trop longue parfois. Je sais aussi aujourd'hui qu'elle est délétère, et bien trop courte souvent.